jeudi 18 décembre 2008

DEAD ZONE

Je me souviens des fois où passait à l'écran le professeur Olivenstein. Il n'avait pas l'air d'un savant fou, il était un savant fou.
J'étais trop petit pour comprendre tout ce que son neveu vient de poser en nécrologie dans le Nouvel Obs. Mais ado, j'avais capté la porte ouverte en ce discours. Le regard autre sur les échoués de nos temps. L'amour en fait. Ouais, comme celui de la Bible.
Dans mes années punk bourgeoises, ses positions ineptes sur le dopage enthousiasmaient les déviants qui s'imaginaient en nous. On fumait nos premiers pètes, on n'avait pas lu une ligne de ses oeuvres, mais on écrivait "Olivenstein président" à la bombe sur les murs.
Je crois que ce type était un rocker.

Aujourd'hui les habitants du travers sont au rebut d'une société foutue en l'air au sein de laquelle on nous assomme pourtant de filer droit.
Alors pour nous faire croire que non, on nous invente des diversités, pour mieux nous imposer le droit de compresser ta raaaaaaaace au même moule.
Je croirai à la volonté des gouvernants de tolérer les minorités, quand on imposera à l'éducation nationale d'embaucher des ex taulards, quand on obligera les entreprises du CAC 40 à engager des obèses aux postes de commerciaux, quand les toxicomanes pourront aller chercher leur dose au commissariat, quand on imposera des transexuels au 20 heures de TF1 et aux commandements des forces armées.
Quand notre cinoche sans frontières aura retrouvé des nouvelles d'Hubert Kundé.
Quand on aura un peu plus de respect pour les bonasses d'Infosport et les pédophiles assassins.
En fait, je ne sais pas comment le citer, mais je trouve que le brillant papier de Virginie Despentes dans le R&F de Noël parle un peu de tout ça aussi...

Là je viens de terminer "Vie et mort de Marco Pantani", histoire d'un homme insulté par l'histoire, mort noyé sous les crachats, vivant reclus dans des chambres d'hôtels minables malgré la fortune, écrivant par jet foudroyant sa souffrance; sur les draps de son lit ou sur les pages de son passeport. Mort d'avoir été trop beau, trop fort, dans une époque vivant sur son dos, sur son coeur. Flics pourris et fans de merde : lui aussi c'était un rocker.
Une rock star trop brillante dans une époque de triomphants sans âme, sacrés au sang des autres. Dans une époque de loosers merdiques et aigris sur les ruines desquels les premiers ont bâti leur empire de salauds.
Les deux camps, chez nous, s'étant finalement trouvés d'accord pour élire le même président.

....

J'avais connu Vanessa quand elle était stagiaire à M6 interactions. J'ai pas souvenir de l'avoir vu sans rigoler. On se faisait des accolades, je répondais à ces mails promo pour des singles plus pourris les uns que les autres, par des conneries souriantes.
Ce soir j'avais réussi à pas trop chialer en matant ce sommet de pathos qu'est "Pour l'amour d'une femme" avec Meg Ryan et Andy Garcia, qui me baise la gueule à chaque rediff.
Puis la B.O a joué "Everybody Hurts" et j'ai écrit tout ça.

Bises à toujours Vaness'.

vendredi 10 octobre 2008

MUSIQUE URBAINE, NAME DROPPING ET REPLI SECURITAIRE

Il y a un fond commun dans la haine que les gens vouent à des personnalités aussi variées que Dieudonné, Jean Marc Rouillan ou Raymond Domenech. Christine Angot ou Jérôme Rothen. Booba ou Ségolène Royal.

Ces personnalités sont sorties des voies. Voies de garages. Et dérangent par leur mouvement en sens inverse de la circulation. Ils tapent fort et ces cons tapent là où ça fout la gerbe. Le bon peuple ne supporte plus qu'on hurle à son enterrement.
Les gens balaieraient dans le repentir toute conviction face à la porte d'une cellule. Combattant, ça paie pas un loyer. Je n'ai que toute ma vie pour payer ma pierre tombale.
Le bon peuple consomme le show politique, mais se refuse à le voir assumé comme tel.
Et puis t'écris pas sur l'inceste, tu fermes ta gueule, ta douleur tu la sucrettes dans Gala, mais tu la craches pas, c'est dégueu
Surtout tu laisses Saint Zidane au dessus de l'insulte, de l'EPO et des putes de luxe.
Les gens ont une femme moche, : ils auraient applaudi la demande en mariage si le coach se tapait Valérie Damidot
Et les rappeurs à grande bite, finalement, ça dérange personne quand ils viennent toucher leur cachet en baissant la tête sous les crachats d'un bataillon clairsemé de joyeux fouteurs de merde..

Repliés sur leurs bras, les gens ont en horreur qu'on leur rappelle qu'ils auraient pu sortir la tête de la ligne d'eau. Mais non, dans les tourbillons, on leur a dit de pas se débattre. Toi si tu bouges tu m'envoies des remous. Casse toi, je dors tranquille, j'ai mon RER à 6 heures. J'ai ma misère à sauvegarder.
Le président n'a rien inventé, juste pris la bonne échappée.
De plus on a fait des progrès dans l'industrie du somnifère. On a intégré de la friture sur la ligne officielle.
Besancenot appelle à la grève, Joey Starr nique la Police. Bigard dit bite, Iggy montre la sienne et De Ménibus, ses loches. Raphaëlle Ricci est une méchante, BHL un gros con. Même si certains se sont faits débordés à leur insu, et malgré l'admiration que je voue aux jaguars et iguanes : ça ne réveille plus grand monde. C'est compris dans la donnée de base.

Pour éclabousser, faut pisser à côté. Tant pis pour le papier peint.
J'admire Ségolène pour son aptitude à faire péter la bienséance des habitudes, autant que pour son aptitude corollaire à dire aussi n'importe quoi.
J'admire Rouillan parce qu'on ne fait pas de révolte sans casser de sang.
Dieudonné, même si parfois il pisse trop loin, et ça pue. L'important c'est de se sortir les couilles.
J'admire Rothen parce que t'es pas obligé de la fermer si t'es pas numéro un..
Et Booba parce que si tu l'es, ça te l'interdit pas non plus.

De Caunes livre un analyse brillante du phénomène Coluche dans Rolling Stone. La subversion Hara 70's a fait péter des barrières que Pernaud a gentiment reposées. L'UMP n'avait plus qu'à fortifier le camp. Coluche en version light et tranchée ça donne "Gugusse" et "L'auto-stoppeur" sur TF1. Les veuves de guerre qui se paient des gigolos avec leur pension, c'est à nouveau interdit d'antenne.
Les hommages à Brel ne seront pas mieux. Jamais les Enfoirés n'auront les couilles d'entonner "les Flamingands' (sublime chant d'insulte enragé) au Forrest National. "
Même à droite, on a gommé l'aspérité. "Je Suis Pour" nous manquerait presque
Sur le petit écran les gentils Julie Lescault et Jack Malone rassurent les familles.. Bronson et "La Guerre des Polices" c'est déjà loin sur le câble pour les riches.

La frange rock'n'roll n'y échappe pas. Manoeuvre porte plainte pour une potacherie cyber-punk. Les forums de Yahoo Music après l'annulation d'Amy Winehouse sont consternants. "Respect du public". Les nobles consommateurs se lèvent pas à midi pour défoncer des abris bus. On revendique. On a saigné son pouvoir d'achat pour s'offrir le ticket.
La prochaine fois, prends des places pour Franck Michael ou Calogero, ça commencera à l'heure et ce sera chauffé. Tu seras rentré pour "ça se discute."

On a pourtant bien besoin de toutes les mauvaises volontés pour chier dedans. Moi je me permets un avis parce qu'il est largement plus intelligent que la moyenne, mais la libre expression internet dégueule lentement le discours officiel dans les veines pourries de la population. Relais encore plus efficace que les émissions de Fogiel ou Ruquier, pourtant sacrés résumés de la misère intellectuelle des temps que nous vivons.

De ma cave quand je crache sur mes écrans; ça ne provoque aucune interruption des programmes. Alors il nous reste ces quelques vaillants-puants pour venir y cracher de l'intérieur. Peu m'importe qu'ils prennent de la taule ou de la thune, qu'ils piétinent de leurs bottes et bottines quelques unes de mes convictions. Ils peuvent bien me balancer leur bouteille de Jack dans la tronche. Tout ça ne m'empêchera pas d'applaudir.

Et vive les suprêmes dindes, tiens

mercredi 30 juillet 2008

LE TEMPS DES CERISES

Le temps t'enfile.

On redonne donc les années 80. Après nous avoir remixé la famille en or et les démons de minuit, on nous rejoue l'affaire Grégory.

Le temps t'enfile. Au premier jour du reste de ta vie.

Ce film sonne comme une pub pour la banque populaire qui durerait 2 heures. Une famille sans or. Un clip de 20 ans. Des bons sentiments, du gnangnan.
Une histoire à nous, une histoire qui reste simple.
Si t'es dans un mood à te ravaler tout Antonioni ou bien à t'étendre du Carpenter roots, tu peux passer ton chemin.
Si ton coeur passe juillet le ventre lourd, si t'as des perles au coin des yeux parce que Coluche est mort y'a plus de 20 ans et que finalement t'as, un soir comme ça, rien d 'autre à foutre que de t'aimer un peu dans la vie. Tu peux signer.
Moi j'ai chialé tout le long. J'adore le cinéma français.

Je venais de réciter une story Coluche pour le Maxim à paraître en Septembre. Mon enfance entière est enterrée au cimetière de Montrouge. Ouais, ça coule encore.

Mon imprimante a vu aussi son temps jouer sa coda. Je t'épargne les détails, mais la pauvre était devenue obtue et aigrie sur la fin.
Sa mort fut peu ou prou la même que celle de Marie Trintignant.

Demain je m'envole au pays des balles de ping pong dans la chatte et des gosses qu'on encule.

Je reviendrai pour la rentrée. Gallagher et le Suprême seront là pour Septembre. On devrait même voir Stills se balader sous nos lattitudes. C'est bien.
Moi j'attends le nouveau message balancé par le dernier sur qui tout le monde shoote.
Le plus important, donc.

Le bad boy de Boulbi, le Double O.

samedi 26 juillet 2008

BAD NEWS FROM THE TRASH

Closer.
Les langues de putes ont toujours raison.

Pas au top la ptite.
J'avais pondu un "indéfendable" là dessus. Il y a trois ans.
Je savais. Je devinais.
Le passage à niveau passé en avance sur le meilleur horaire.
Les sourires sonnaient plus pareil déjà. Ou rarement.
Moi, ça me rend triste.
Donne toi le temps, puce.

Sinon, d'un de ces pays ou on est fort en basket ball et en pogrom, ont embarqués dans ma rame, deux acolytes accordéonisés.
J'étais dans "After the Gold Rush"; alors j'ai débarqué.
Dehors les romanos.
Personne vous a obligé à dégager les communistes qui vous nourrissaient.

Sinon la chroniqueuse a fini par appeler, me suppliant de ne pas titrer sur ses gros seins.
Je m'éxécuterai forcément parce qu'il faut bien aimer les gens, en dehors des périodes de champagne.

La CSC gagne le tour, Tapie un procès et Jack Lang de la popularité, on peut plus trop se permettre de cracher sur un peu d'humanité.

Moi à titre personnel j'aime surtout Sandy Casar.

mardi 22 juillet 2008

SHUFFLE WAY OF LIFE

...

Je repensais à cette photographe de 22 piges, qui vit sous les toits des autres, avec un seul sac à présenter pour toute déco à Phillipe De Mougeot.
Qui vient remplir le moteur bancaire à Paname avant de se recasser squatter les lattitudes latines.

Je repensais à ça, et mon lecteur m'a balancé "Il y a du soleil sur la France".

Alors j'ai repensé à ces rockers toujours entre Chateauroux et Colmar.
A ses rades de bleds perdus souriants et calmes, même l'automne, un mardi matin à 11Heures. Surtout le mardi matin à 11 heures.
A ses écrivains en quête de calme saucisson, du Var au Cotentin, pour se sortir des veines leur encre venimeux en toute quiétude.
A ses journalistes itinérants, couvrant volley féminin ou viol bourguignon, passant d'une spécialité fromagère à l'autre. D'un 2 étoiles moyen à un restau route libre et désert.

J'étais Boulevard Saint Antoine, en train de calculer si mon restant de points Fnac allait pouvoir m'offrir l'album magnifique d'Alena Diane. J'enrageais de ne pas arriver à joindre l'attaché de presse de cette chroniqueuse Tv, le samu social passait devant le Starbucks.

Je me suis dit alors : "Mais qu'est ce que je fous là ?"

...
...


Puis le lecteur a enchaîné sur "Hauts les mains donne moi ton coeur", et j'ai pensé à autre chose.

lundi 21 juillet 2008

JACK, FAIS CE QUE TU AS A FAIRE, ET FAIS LE VITE...

Désolé, on m'a attaché au bar à coup de vin blanc Vendredi soir et j'avais plus la force de cingler.

Ségolène, encore une fois au top ce soir : "Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût"

Sinon, j'ai fumé ma première clope depuis cinq ans, pour les besoins d'une enquête journalistique rétribuée. Cool, j'avais pas kiffé la vraie dernière, au matin du 6 Mai 2003. No regrets anyway.
J'ai fait mon jogging en buvant de la bière aussi.
C'est ça s'occuper de la santé des hommes.

Ma cousine (la soeur de l'autre) fait la danse du ventre avec Enrico. On est une famille show biz, j'attends pour ma part le coup de fil de Faustine Bollaert.

NB : Penser à donner un nobel à Ron Wood. (n'importe lequel fera l'affaire)

mardi 15 juillet 2008

OVERBLOG TELEGRAMS

Ma cousine a fait dans les 500 sur 6 000 au concours d'Internes.
J'ai 140 autres cousins que j'ai vus ce week end.

J'ai vu aussi le cul du lauréat de la Star Ac qui me l'a montré en Interview. Un truc qui serait pas arrivé les trois premières années. Bordel.
Et aujourd'hui j'ai envoyé un SMS à un animateur de Direct 8.
Un métier formidable.

Mon coeur a pris le soleil, dans les rues de mon adolescence. Tout cela est passé trop vite, mais mon psy m'assène que je suis pas obligé de vieillir.

Sinon Saunier Duval, c'est une marque de chaudières, comprenne qui pourra.

Pour en lire plus long, consultez le Best Of. (Colonne de droite)